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Produits chinois: Les opérateurs économiques accusent l’Anor de laxisme


Ecrit Par le 20 Aug 2012 Publié dans la categorie: Actualités, Economie, Société


Les réunions statutaires des différentes sections de la Chambre de commerce, des industries des mines et de l’artisanat (Ccima) ont permis de découvrir le véritable état d’esprit des hommes d’affaires du Cameroun à l’endroit des chinois. Tous ces opérateurs économiques présents lors de la présentation de la mandature 2012-2016 de la Ccima, baptisée «mandature de proximité», ne sont pas allés du dos de la cuillère pour exprimer leur ras-le-bol contre la présence des produits chinois au Cameroun. Mais avant de s’en prendre aux chinois, les opérateurs économiques accusent en chœur l’Agence nationale pour la régulation des normes (Anor). «J’ai perdu toute ma confiance en l’Anor. Je suis convaincu que quelqu’un peut vendre de la viande de chien avariée tout en brandissant un certificat de cet organe. Au Cameroun, on peut vendre n’importe quoi», lance dans une colère bien visible un opérateur économique. Il est tout de suite rejoint par un autre créateur de richesses: «il y a un véritable problème de norme au Cameroun. Cette norme ne doit pas seulement être comprise entre les mains des fonctionnaires. Il ne faut pas laisser entrer les produits qui viennent concurrencer les nôtres. Que les produits venant d’ailleurs, de Chine, Turquie et autres soient bien contrôlés», indique-t-il.

A côté de l’Anor qui fait l’objet des critiques, se trouvent également des produits chinois. Ceux-ci ne satisfont pas leurs consommateurs eu égard à leur précarité, d’où les remontrances: «II faut impérativement arrêter cette saignée. Pourquoi les produits chinois envahissent-ils nos marchés sous le regard impuissant de nos dirigeants? Qu’on arrête l’importation des chinoiseries. Moi je suis prêt à tout faire pour cela. Moi je crois que lorsque les Chinois envoient un T-shirt aux Etats -Unis, celui-ci est plus épais. Quand ils envoient leurs produits en Europe, ils s’arrangent à ce que ceux-ci respectent les normes en vigueur là-bas. S’ils ne peuvent pas nous produire des biens solides, qu’ils arrêtent», déclare nerveusement M. Sghaïer Kenzari, le conseiller technique principal du programme pilote d’appui à la mise à niveau, la normalisation et la qualité (Ppamnq). Pour cet autre opérateur économique, «moi je n’ai pas de problème avec la norme, mais avec la contrefaçon des chinois. Ma structure fabrique des chaussures. Les chinois copient les exemplaires de celles-ci et les envoient chez eux. Après, ils les renvoient ici. Lorsque vous achetez une paire, vous pensez qu’elle est authentique alors qu’il s’agit de la contrefaçon et nos marchandises ont de la peine à passer car, les chinois vendent la mauvaise qualité à 40 % moins chère. Cela nous pénalise», s’insurge un homme d’affaires.

Le plan de Foning

Face à cette ambiance quasi électrique du fait des reproches faits des uns et des autres, la présidente de la commission industrie décline un plan de «contre-attaque». Mme Foning, qui souligne au passage que le gouvernement gagnerait à frapper du poing sur la table car, l’influence des chinois ne laisse aucun secteur indifférent, suggère. «Nous avons de sérieux problèmes avec les chinois», dit-elle. Elle poursuit: «si le gouvernement n’a pas des côtes solides, qu’il démissionne. Vous donnez facilement les certificats aux autres et pas aux nationaux. Quant à vous, hommes, opérateurs économiques du secteur industrie, que chacun prépare un dossier qui relève les maux qui minent sa société, nous transmettrons cela au gouvernement».

S’agissant de la montée fulgurante des produits chinois, Mme Foning indique: «je suis en train de mener une enquête: Je voudrais qu’on prenne les chinois dans leur propre piège. Il m’a été dit que la main d’œuvre est moins chère en Chine. Je vous invite à vous installer de ce côté-là et à fabriquer vos produits que vous enverrez ici. Je vais trouver comment contourner les Chinois sans les blesser. Je prends acte de vos préoccupations. Nous allons voir comment prendre la tête du serpent, la tordre sans qu’il ne s’en rende compte. Respectons les Chinois, juste parce que le chef de l’Etat tient à eux», déclare Mme Foning.

Ces travaux de la chambre de commerce tenus le 8 août dernier à Douala visaient à aider les acteurs du secteur de l’artisanat à trouver des partenaires et à jeter les bases de leur retraite. C’est une réflexion menée par le Cradat depuis une vingtaine d’années, rappelle M. portais Ayangma, un homme d’affaires.

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