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RDC: devant la CPI, Bosco Ntaganda se pose en libérateur


Ecrit Par le 16 Jun 2017 Publié dans la categorie: A La Une, Afrique, R.D. Congo


Bosco Ntaganda, à La Haye (archive). © REUTERS/Toussaint Kluiters/United Photos/Pool

Bosco Ntaganda, à La Haye (archive).
© REUTERS/Toussaint Kluiters/United Photos/Pool

L’ancien chef de guerre congolais Bosco Ntaganda comparaît devant la Cour pénale Internationale. Pour le 2è jour consécutif, l’ex-rebelle a témoigné. Car près de deux ans après l’ouverture de son procès, et après que l’accusation ait présenté ses preuves, l’ancien chef adjoint (de l’état-major général) des Forces patriotiques pour la libération du Congo (FPLC) est le premier témoin pour sa propre défense. Accusé de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité, Bosco Ntaganda plaide non coupable et jeudi, lors de l’audience, il a encore démenti être un criminel.

Ses origines, sa famille et sa carrière militaire… Minutieusement, heure après heure, l’avocat de Bosco Ntaganda passe en revue l’ensemble de ces sujets.

De sa voix lente et en swahili, Bosco Ntaganda dresse le portrait d’un militaire formé, zélé,  qui monte en grade au fil des années. Et pour justifier son engagement dans une rébellion rwandaise, puis congolaise pour chasser le dicateur Mobutu, puis une autre rébellion pour renverser Kabila père qu’il a aidé à arriver au pouvoir quelques années plus tôt, Bosco Ntaganda utilise toujours le mot « libérer » : libérer les Tutsis du génocide, le Congo de la dictature… Bosco Ntaganda veut convaincre qu’il a pris les armes pour défendre des idées et non par goût du crime.

« Le fait de m’être rendu devant la Cour pénale internationale, ça fait partie des principes d’un révolutionnaire. Je l’ai fait parce que moi Ntaganda, je ne suis coupable de rien. Je ne suis pas un criminel », explique Bosco Ntaganda.

Pas un criminel, c’est tout le leitmotiv de sa défense qui veut à tout prix humaniser celui qui a été surnommé « terminator » au fil d’années de combats au sein de multiples rébellions. Lisser aussi la réputation du chef de guerre souvent décrit comme opportuniste et sans pitié.

L’homme qui a servi dans les rébellions rwandaises et congolaises est accusé de treize crimes de guerre et cinq crimes contre l’humanité dont meurtres, pillages, attaques contre des civils, viols et esclavage sexuel, commis par ses troupes en 2002-2003 en Ituri, au nord-est de la République démocratique du Congo. Lui plaide non coupable et hier encore il a démenti être un criminel.

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