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RDC : la Monusco face à une mission impossible?


Ecrit Par le 3 Aug 2017 Publié dans la categorie: Actualités, R.D. Congo


Un casque bleu égyptien assurant la sécurité des populations dans la ville de Bukavu, au Sud-Kivu le 26 novembre 2014.

Un casque bleu égyptien assurant la sécurité des populations dans la ville de Bukavu, au Sud-Kivu le 26 novembre 2014.

Une délégation de l’ONU est en RDC jusqu’au 7 août prochain pour mener une « revue stratégique » des opérations menées par la Mission de l’Organisation des Nations Unies pour la stabilisation en RDC (Monusco). La mission onusienne, longtemps la plus coûteuse au monde, perd cette année 8% de son budget, après avoir perdu une partie de ses effectifs.

La Monusco peut-elle devenir plus efficace, malgré la réduction de son budget ? C’est l’une des questions à laquelle doit répondre la délégation de l’ONU qui mène actuellement, et jusqu’au 7 août prochain, une « revue stratégique » des opérations en cours.

La mission onusienne, longtemps la plus chère au monde, perd 8% de son budget cette année. Elle a également perdu récemment des effectifs. Quatorze bases et sites de déploiements temporaires ont été fermés depuis un peu plus d’un an. D’ici la fin de ce mois d’août, un bataillon de casques bleus doit quitter le Nord-Kivu. Et, outre la réduction du budget, d’autres coupes sèches sont à prévoir, alors que la Monusco fait face à trois nouveaux fronts dont le Kasaï. S’agit-il d’une mission impossible ?

Les civils trop peu protégés

Les performances de la Mission onusienne sont souvent critiquées, à New York comme en RDC. Parmi les principales défaillances régulièrement pointées : la protection des civils. Trop de massacres ont eu lieu à proximité de bases de l’ONU, sans que des interventions adéquates aient été déclenchées.

Pourtant, certains présentent cette réduction de budget – et donc d’effectifs – comme une opportunité. Un mal pour un bien, si cette perte d’effectifs, surtout militaires, était compensée par l’envoi de nouveaux moyens de « projection », des transports supplémentaires et le remplacement de certains contingents de casques bleus par, si possible, des forces spéciales.

Car l’un des problèmes soulevés par plusieurs sources, au sein de la Monusco comme à New York, est que certains contingents ne sont pas formés aux terrains sur lesquels ils sont censés intervenir. De plus, certains pays contributeurs de troupes gardent la main sur leur contingent, allant jusqu’à donner des instructions contraires à l’état-major de la force onusienne.

Divisions au Conseil de sécurité

Mais la principale entrave à l’efficacité de la mission, reste les divisions au sein du Conseil de sécurité. Une partie des pays membres – comme les États-Unis, le Royaume-Uni et la France – souhaiteraient que la Monusco fasse plus pour protéger les civils, sans pour autant fournir les casques bleus supplémentaires nécessaires. D’autres – comme la Russie et la Chine – estiment le plus souvent que le respect de la souveraineté est supérieur à tout autre aspect du mandat de la Monusco. Or, depuis plus d’un an selon l’ONU, la majorité des violations des droits de l’Homme commises en RDC sont le fait d’agents de l’État.

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