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Répression: Nouvelle conférence du MRC interdite

Ecrit Par le 17 Aug 2012
Publié dans la categorie: Actualités, Politique

C’est à croire que le MRC aura du mal à exister ou à fonctionner. Après la conférence de presse perturbée par la police lundi dernier à l’hôtel Hilton de Yaoundé, une nouvelle manifestation du parti a été interrompue Mercredi 15 Aout 2012 à Yaoundé. Alain Fogué, le président par intérim du Mrc, entendait répondre au ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, René Sadi, qui a expliqué, mardi aux médias, les raisons de l’interdiction de la réunion de l’hôtel Hilton.

Alain Fogue vient d’achever sa déclaration préliminaire et répond aux questions des journalistes venus assistés à cet échange dans son bureau sis carrefour Oyom-Abang à Yaoundé. Juste deux questions sont posées, des policiers et gendarmes font irruption dans la salle, précédés du sous-préfet de Yaoundé VI. Certains policiers sont armés et d’autres portent des caques antiémeutes. Les journalistes sont paniqués. Silence dans la salle.

Des intrus

Alain Fogué, lui, ne paraît pas démonté par cette présence impromptue. « Messieurs les journalistes, posez vos questions si vous en avez. Les gendarmes et les policiers sont là pour notre sécurité. Posez vos questions », leur dit-il. L’échange reprend timidement. C’est alors que le sous-préfet de Yaoundé VI entre en scène. Il avance et ordonne que la conférence de presse s’arrête et que les journalistes quittent la salle. Le maître des lieux s’énerve. « Messieurs, lance Alain Fogué aux intrus. Je ne vous ai pas invités chez moi. Sortez ! Ici est un espace privé. Sortez ! » S’en suit un échange vif entre le sous-préfet et le leader politique. Le premier clame que la manifestation n’a pas été déclarée ; le second, lui, maintient qu’il est dans un espace privé.

Les journalistes sont poussés vers la sortie par la police. La conférence de presse s’achève ainsi dans le cafouillage. Furieux, le président du Mrc et un militant du parti, Okala Ebodé promettent au sous-préfet de l’attraire en justice pour violation de domicile privé.

« René Sadi ment »

Mardi, face à la presse, le ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation afirmait que la première conférence de presse du Mrc a été interdite parce que « Monsieur Fogué Tédom a changé l’objet initial de la manifestation qui s’est plutôt transformée en une manifestation de lancement des activités d’une coalition de partis politiques ainsi que d’organisations et de personnalités de la société civile ». René Sadi a ajouté que « le Cameroun est et demeure un Etat de droit ». Et à ceux qui pensent que le pouvoir a peur de Maurice Kamto, le ministre a répondu que son ancien collègue du gouvernement est un citoyen camerounais qui a le droit d’adhérer au parti de son choix.

A l’accusation selon laquelle l’objet de la manifestation a été changé, Alain Fogué est sentencieux : « Monsieur le ministre ment. Il est pris en flagrant délit de mensonge. C’est bien d’une conférence de presse qu’il était question. » Et pour preuve, il brandit la déclaration sur laquelle il est bien mentionné en objet : « Déclaration de réunion publique / Conférence de presse. » « Et comment a-t-on fait pour savoir que l’objet initial a été changé alors que le sous-préfet de Yaoundé III est arrivé, essoufflé à l’hôtel avant le début de la manifestation en compagnie de policiers pour l’interdire ? Il aurait au moins dû laisser l’infraction être consommée pour nous poursuivre en justice après », etime le président du Mrc. Il ajoute que, contrairement aux allégations du ministre Sadi, il n’a jamais été question du lancement des activités du Mrc. « C’est trois fois faux. Le lancement officiel des activités du parti aura lieu les 29 et 30 septembre prochains », annonce-t-il.

Kamto, le problème

Mais quel est donc le problème ? demandent les journalistes. « Le problème c’est le professeur Maurice Kamto, tranche Alain Fogué. René Sadi et ses donneurs d’ordre ont décidé de le bâillonner et de tout faire pour qu’il ne rentre pas en politique après sa démission du gouvernement. Maurice Kamto est militant de base du Mrc comme des milliers d’autres. Il n’est pas question que lui ou un autre soit bâillonné. »

Okala Ebodé, militant du Mrc annonce une suite judiciaire à l’interdiction de la conférence de presse de son parti. Alain Fogué, quant à lui, dresse un état des lieux de la gouvernance du Cameroun sous le nez et à la barbe des policiers et gendarmes et du sous-préfet de Yaoundé VI, qui tient à peine sur ses jambes. « Le pays va mal », dénonce Alain Fogué. « Le Mrc a décidé d’agir, face à un pouvoir autiste. On passe des jours sans prendre de bain à Yaoundé, faute d’eau. Dans les hôpitaux, on n’a droit à aucun soin sans avoir payé. Les écoles se créent à l’emporte pièce. Pendant que nos enfants sont dans des classes de 200 élèves, les enfants des privilégiés de l’école des Coccinelles étudient dans le luxe. Notre président passe le clair de son temps en Suisse à dépenser l’argent du contribuable… », Précise-t-il. La diatribe est longue…

Jean-Bruno Tagne

Les raisons de l’interdiction par René Sadi

Suite à l’interdiction par le sous-préfet de l’Arrondissement de Yaoundé III, de la conférence de Presse envisagée le 13 août 2012 au Hilton Hôtel de Yaoundé, je tiens en ma qualité de ministre de l’Administration Territoriale et de la Décentralisation, à faire la mise au point suivante pour l’information complète et objective de l’opinion publique nationale et internationale.

1- Monsieur Alain Fogué Tédom, président du parti politique dénommé “Mouvement pour la Renaissance du Cameroun” (MRC) a déposé à la Sous-Préfecture de Yaoundé III, en date du 07 Août 2012, une déclaration de manifestation publique, sous la forme d’une conférence de presse prévue le 13 août 2012 au Hilton Hôtel de Yaoundé.

2-L’objet de ladite manifestation, tel que mentionné sur la déclaration par son promoteur, devait porter sur le “récent changement de dénomination” de ce parti, de Mouvement Républicain Populaire (MRP) en Mouvement pour la Renaissance du Cameroun ( MRC), changement de dénomination dont le ministre de l’Administration Territoriale et de la Décentralisation a pris acte, conformément à la loi, par correspondance datée du 3 juillet 2012.

3-Mais en violation des termes du récépissé de déclaration délivré par le Sous-Préfet de l’Arrondissement de Yaoundé III, Monsieur FOGUE TEDOM a changé l’objet initial de la manifestation, qui s’est plutôt transformée en une manifestation de lancement des activités d’une coalition de partis politiques ainsi que d’organisations et de personnalités de la société civile.

4-Aussi, considérant le changement de l’objet de la déclaration ainsi intervenu, le Sous Préfet de l’Arrondissement de Yaoundé III a t-il dû interdire la conférence en vertu des dispositions pertinentes de la loi.

Je tiens a réaffirmer, au nom du Gouvernement que le Cameroun est et demeure un Etat de droit, un Etat démocratique où sont garantis le pluralisme politique, la liberté d’expression, la liberté d’opinion et la liberté de réunion, naturellement dans le strict respect des conditions fixées par les lois en vigueur.

Le ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation

Hilaire Kamga, l’Offre Orange: «Une interdiction illégale»

La Dynamique Orange a constaté avec la plus grande désolation la violation flagrante des libertés de réunion et d’association, une fois de plus étalée au grand jour à Yaoundé ce lundi 13 aout 2012 avec l’interdiction illégale de la conférence de presse initiée par le citoyen Alain Fogué Tedom dans le cadre des activités officiellse de son parti politique.

Cette situation est d’autant plus grave qu’elle matérialise une interdiction du sous préfet, décidé en dehors de toute qualité, qui intervient après que celuici ait au préalable délivré, le 02 aout 2012 un récépissé de déclaration de réunion en bonne et due forme afin que ce parti politique puisse tenir sa réunion publique.

La Dynamique Orange a noté que, pour mettre en œuvre son interdiction illégale, le sous-préfet de Yaoundé 3ème a eu recours aux forces de sécurité, ainsi embarquées dans un acte ayant entrainé des traitements dégradants, en violation de la Convention des Nations Unies contre la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants, ratifiée par le Cameroun et qui, en son article 02, fait interdiction à tout policier d’exécuter un ordre dont les conséquences pourraient entraîner un traitement cruel, inhumain ou dégradant.

La Dynamique Orange constate que l’interdiction des réunions est devenue systématique pour toutes les forces sérieuses qui ambitionnent de sauver ce pays de la gestion mafieuse du système néocolonial en place à Yaoundé. C’est d’ailleurs avec la même brutalité que les sous préfets, aux ordres du MINATD Marafa H Yaya, ont combattu à travers des interdictions systématiques des réunions et des manifestations de l’Offre Orange pendant plus de 3 ans.

L’Offre Orange condamne avec la dernière énergie cette tentative de musèlement des forces du changement, tout en rappelant aux auteurs de ces violations des droits de l’homme qu’ils s’exposent non seulement à l’incontournable jugement des juridictions internationales, mais aussi et surtout au jugement du Peuple camerounais lors de l’après-Biya.

Le citoyen Maurice Kamto a des propositions à faire aux Camerounais et l’on doit le laisser les faire. Ce n’est pas en interdisant ses conférences que l’on empêchera à sa pensée politique de prospérer et d’atteindre ses cibles.

Enfin, la Dynamique Orange, qui ambitionne de fédérer toutes les forces intéressées par la libération du Cameroun, appelle tous les citoyens à se mobiliser et à dénoncer toutes ces dérives et entraves au processus démocratique et ces actes rétrogrades répétés qui menacent l’alternance tant attendue par le peuple camerounais asservi. Tout silence en pareille circonstance ne peut être que coupable. Nous en appelons particulièrement à tous les citoyens fonctionnaires, quelques soient leurs rangs dans la hiérarchie gouvernementale ou sécuritaire, de se désolidariser officiellement de toutes ces pratiques anti-démocratiques, en les dénonçant, ou en sanctionnant leurs auteurs pour ceux qui sont dans une position hiérarchique qui les autorise. En effet, la Dynamique Orange considère et considérera toujours, comme nulle et de nul effet, toute dénonciation du Système qui arrive sur le tare lorsque le fonctionnaire est déjà tombé en disgrâce avec le système. Aucune complicité avec les oppresseurs n’est justifiable.

Hilaire Kamga

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