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Sada Ndiaye à la 100e session de la Conférence internationale du travail : Le Sénégal, soucieux de relever les défis sociaux et de répondre à la demande sociale

Ecrit Par le 14 Jun 2011
Publié dans la categorie: Afrique, Sénégal

Le ministre du Travail et des Organisations professionnelles, Sada Ndiaye, a dirigé la délégation sénégalaise (gouvernement, syndicats, patronat) à la centième session de la Conférence internationale du travail (Cit) qui se tient au Palais des Nations Unies, à Genève, du 1er au 17 juin. Une session historique, appelant à une nouvelle ère de justice sociale dans un contexte mondial de chômage et de sous-emploi élevés, et de vives inquiétudes dans l’opinion sur la situation de l’emploi après la récente crise financière mondiale.
Sada Ndiaye à la 100e session de la Conférence internationale du travail  Le Sénégal, soucieux de relever les défis sociaux et de répondre à la demande sociale
GENEVE (Correspondance) – La 100e session de la Conférence internationale du travail (Cit), ouverte le 1er juin dernier, se poursuit jusqu’au 17 courant avec pour thème central : ‘Construire l’avenir par le travail décent’. La conférence débat de nombreux problèmes du monde du travail, notamment de ceux qui sont presque chroniques, à savoir des taux de chômage record, une crise mondiale de l’emploi des jeunes, l’extension de la couverture de protection sociale aux 80 % des personnes qui ne disposent d’aucune protection dans le monde, le rôle de l’administration du travail pour garantir un traitement équitable sur le lieu de travail et l’extension des droits fondamentaux au travail à des millions de travailleurs domestiques, pour l’essentiel des femmes.
Prenant la parole, le jeudi 9 juin, devant l’assemblée, Sada Ndiaye a, d’emblée, félicité son collègue du Cameroun qu’il appelle affectueusement ‘le khalife général’ des ministres du Travail qui a été élu président de la conférence. En effet, Robert Nkili, ministre du Travail et de la Sécurité sociale du Cameroun, est le doyen des ministres du Travail. Entrant dans le vif du sujet, et dans un discours concis, le ministre du Travail du Sénégal a mesuré tous les défis que son pays doit relever pour répondre à la demande sociale et dans le respect des normes internationales édictées par le Bureau international du travail (Bit). ‘La présente conférence constitue, dira-t-il, un moment idéal pour apprécier à sa juste valeur l’action de l’Oit qui s’est affirmée, dans le contexte actuel de la globalisation et de mondialisation, comme un instrument indispensable à la régulation et à la justice sociale’.

Le ministre sénégalais a, en outre, réaffirmé l’adhésion de son pays à la Déclaration de l’Oit sur la justice sociale pour une mondialisation juste adoptée en 2008 ainsi qu’au pacte mondial pour l’emploi adopté par la conférence de l’Oit en juin 2009. Sada Ndiaye soulignera que le ‘Sénégal a tenu du 24 au 26 mai 20011, en rapport avec le Bit, son atelier de formulation du Programme pays pour le travail décent (Pptd)’. A cet égard, il a fait remarquer qu’en retenant la protection sociale et l’emploi comme les deux principaux piliers du Pptd, le Sénégal ambitionne de résorber progressivement, avec l’appui du Bit, les déficits notés pour faire du travail décent une réalité au Sénégal. De même, le ministre du Travail, appuyé par l’ambassadeur Fodé Seck et les membres de la Mission diplomatique du Sénégal à Genève ainsi que ses proches collaborateurs, et sous le regard des différents syndicats sénégalais présents dont la puissante Cnts, a rappelé ‘la prise en compte effective de ces problématiques (Ndlr : les quatre axes du travail décents) dans la finalisation du document de Politique économique et sociale du Sénégal pour la période 2011/2015’.

Concernant la lutte contre le travail des enfants, Sada Ndiaye affirme que le Sénégal fait sien le principal objectif qui est de parvenir à une ratification universelle des Conventions n° 138 et 182 et à l’éradication des pires formes de travail des enfants d’ici 2016.

Les grands moments de cette centième session dite historique seront la discussion sur une proposition de norme internationale du travail sur le travail domestique qui devrait être adoptée à la fin de la Conférence, ainsi que les débats de haut niveau sur le chômage des jeunes en Afrique du Nord/Moyen-Orient et dans d’autres régions, sur l’emploi et la justice sociale dans une économie mondialisée, sur le rôle du travail décent pour une mondialisation plus équitable, verte et durable, sur l’idéal d’une nouvelle ère de justice sociale. Il s’y ajoute les discussions plénières sur le dernier rapport du Bit sur la situation des travailleurs dans les territoires arabes occupés.

Juan Somavia, le directeur général du Bit, en référence au ‘Printemps arabe’, a déjà fait remarquer que ‘de la place Tahrir à la Puerta del Sol, dans les rues et les places de nombreux pays, nous assistons à la naissance d’un mouvement social et populaire conduit par la jeunesse qui pourrait changer le monde’. Aussi a-t-il fait un appel, dès l’ouverture de la 100e session de la Conférence internationale du travail, en faveur d’’une nouvelle ère de justice sociale’ et de croissance économique basées sur le développement durable, afin de répondre à la ‘tourmente’ grandissante dans le monde du travail.

El Hadji Gorgui Wade NDOYE (ContinentPremier.Com)