Le clonage plutôt que le sexe. Des fourmis amazoniennes se passent de mâles pour assurer leur reproduction, assure une équipe de chercheur de l’université d’Arizona qui a publié un article dans la revue scientifique Proceedings of the Royal Society B. Cette découverte, révélée par la BBC, mercredi 15 avril, est une première selon les chercheurs.
Anna Himler, la chercheuse responsable de l’étude, explique à la BBC que des études de l’ADN montrent que toutes les fourmis de cette espèce, les Mycocepurus smithiis, sont des clones. Leur système de reproduction serait par ailleurs incapable de fonctionner. Si la production asexuée de mâles est courante chez les fourmis, qui sont souvent issus d’oeufs non fécondés, cette méthode est ‘extrêmement rare’ chez les femelles, selon les chercheurs.
Le clonage présente l’inconvénient de ne pas assurer le renouvellement et la diversité du patrimoine génétique de la fourmilière, contrairement à la reproduction sexuée : toutes les Mycocepurus smithiis ont exactement le même génome. ‘La reproduction sexuée confère une plus grande adaptabilité face aux parasites et aux pathogènes’, alors que ‘la reproduction clonale rend plus sensible les individus aux fluctuations de l’environnement’, explique ainsi un biologiste à Rue 89. Les chercheurs s’interrogent donc désormais sur les raisons de cette évolution. Se passer de la reproduction permettrait ‘de se passer du coût énergétique de la production de mâles’, avance Anna Himler.











