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Sécurité présidentielle: La Première dame embarrasse Paul Biya

AfricaPresse.com

Ecrit Par le 9 Jun 2012 Publié dans la categorie: Actualités, Politique


Chantal Biya se serait énergiquement opposée à la promotion de Donatien Melingui Nouma, à la direction de la Sécurité présidentielle. Le colonel de l’armée de Terre, officier de sécurité, était pressenti à ce poste stratégique au sommet de l’Etat en remplacement du Général de Division Ivo Desancio Yenwo. Le général de division de Gendarmerie est annoncé sur le départ, pour faire valoir ses compétences à l’extérieur du pays.

Après les nominations et les diverses mutations intervenues au sein des Forces de défense intervenues le 11 mars 2011, il est actuellement question de l’amorce des mouvements au cœur des services stratégiques de sécurité, principalement à la direction de la Sécurité présidentielle (Dsp). L’imminence de ces mouvements semble fortement avérée au regard du remue ménage faussement discret qui a cours dans l’entourage sécuritaire immédiat de Paul Biya. Ivo Desancio Yenwo, élevé au grade de Général de Brigade du corps de la gendarmerie nationale depuis 2001, et promu général de division le 11 mars 2011, originaire de la région du Nord-ouest, devrait, selon une indiscrétion émanant de la forteresse d’Etoudi, céder cette direction qu’il occupe depuis 2004 à son second, le colonel de l’armée de Terre Donatien Melingui Nouma, commandant de la 1ère compagnie de protection et de sécurité à la Dsp, originaire de la région du Centre. Ivo Desancio Yenwo, après le général (aujourd’hui de corps d’Armée), René Claude Victor Meka et le Commissaire divisionnaire de Police Pierre Minlo’o Medjo, qui connaît bien la maison où il occupait alors le poste de directeur adjoint de la Sécurité présidentielle, sera appelé, loin de constituer une disgrâce, a appris Le Courrier, à faire valoir ses compétences ailleurs, probablement à l’extérieur du pays.

Cela participerait de ses états de services antérieurs dans le renseignement, compte tenu de son passage au Centre national des études et des recherches (Cener), actuelle Direction générale de la recherche extérieure (Dgre), autrement dit les services de contre- espionnage et des renseignements, où il en était l’adjoint au directeur. Seulement, il se pourrait bien que l’officier supérieur à qui devrait échoir ce strapontin stratégique, véritable ceinture de protection de Paul Biya, ne soit pas comme certains l’auraient pressenti, le colonel Donatien Melingui Nouma

Ecueils

Selon une source bien informée dans le sérail, Chantal Biya se serait opposée à la nomination, en tant que protecteur en chef de son époux, de cet officier de sécurité, historien militaire, qui «travaillerait bien» et qui ferait cependant profil haut auprès du Prince. Il est «l’ombre du Président», assure-t-on. De fait, les rapports adressés à Paul Biya par sa hiérarchie militaire, et ses états de services militeraient également en la faveur de ce «cinq galons» qui a progressivement grandi en estime auprès du chef de l’Etat. Admis avec son compatriote le colonel Gabriel Emmanuel Mbida, (commandant la Brigade du Quartier général) sur un total de 64 candidats, (de l’armée de Terre), au très sélectif Brevet d’Etudes militaires supérieures, promotion 2008 du Collège Interarmées de Défense, il est passé depuis la même année du grade de Lieutenant colonel à celui de Colonel. Bien plus, Donatien Melingui Nouma, officier supérieur, à qui d’innombrables frères d’armes reconnaissent outre des compétences professionnelles avérées, une grande probité, bénéficierait de la haute confiance du Président de la République, chef des Armées, en d’autres domaines.

D’autres sources militaires plus caustiques indiquent qu’il serait actuellement l’œil du chef de l’Etat, surtout croient-elles savoir, «a celui posé sur la Première dame». Toute chose qui aurait eu, apprend-on dans le milieu, le désavantage de compliquer l’ascension du militaire. Du coup, il est loisible de s’intéresser aux mécanismes ou usages inhérents à la nomination ou à la promotion des responsables au sein de certaines structures. Dans les cercles de la «Grande muette» devenue depuis lors volubile, on continue d’ergoter par exemple sur le cas du colonel Emmanuel Amougou qui depuis près d’une demi-douzaine d’années, assure l’intérim du regretté général de Brigade Blaise Bénaé Mpecké à l’Etat major particulier du Président de la République. Bien qu’il soit avisé de considérer cette situation comme relevant du pouvoir discrétionnaire du chef de l’Etat, certains y verraient comme un peu, ou un manque de confiance, qui entacherait la collaboration entre le président et l’officier supérieur. Sinon où trouver les raisons de la situation de stagnation de cet autre officier supérieur aux états de service tout aussi avenants? Et qu’est-ce qui justifierait cette réticence du chef de l’Etat à lui accorder l’entièreté de ce poste?

Dans cet environnement où les estocades sont portées à tout-va, il n’est pas exclu que des manœuvres souterraines abjectes aient pu concourir à cette situation. Chantal Biya aurait- elle été aiguillée par ses sources ou alors, se serait- elle rendu compte, intuition purement féminine, comme le supputent certains potins de palais, que c’est ce dernier qui aurait été commis à sa discrète surveillance et donc à sa sécurité, qui serait le propriétaire de la main qui libellait les rapports sur sa personne et destinés à son présidentiel époux? Toujours est-il que ces sources semblent attribuer ce «blocage» à l’épouse du chef de l’Etat. Quel crédit accorder à ces allégations? Ainsi considéré, il reste entendu que La first Lady, face à ce constat, ne saurait donc pas donner sa caution à la promotion au colonel Donatien Melingui Nouma, en le gardant au contact très direct de son époux et qu’elle semblerait bien aimer voir, au mieux des cas, assis dans son fauteuil d’adjoint du directeur de la sécurité à la Présidence de la République, plutôt que d’aller faire valoir ces compétences de surveillance et de commandement très secrètes pour le compte de Paul Biya à la direction de la sécurité présidentielle où actuellement ce serait lui le deus ex machina, «l’homme à tout faire». Rôle qui semble avoir le mérite d’avoir été bien rempli par le général de division Ivo Desancio Yenwo, l’autre ange gardien, fidèle de Paul Biya, annoncé sur le départ. Pour Melingui Nouma, officier d’active des forces de Défense, cette ascension qui aurait dû être bien méritée devrait constituer à maints égards «le graal», consécration glorieuse ultime avant les rangs et appellations de général.

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