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Sénatoriales 2013: Le satisfecit conditionné de la France au Cameroun

Ecrit Par le 16 Apr 2013
Publié dans la categorie: A La Une, Actualités, Politique

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C’est un hasard que l’ambassadeur de France au Cameroun salue. Lors de la cérémonie d’ouverture du «Séminaire régional sur le développement économique des territoires ruraux», Bruno Gain a tenu à saluer le déroulement des élections sénatoriales du 14 avril 2013 au Cameroun. Mais, le diplomate français tient néanmoins à souhaiter que l’avènement de cette institution prévue par la Constitution de 1996, soit un gage de la prise en compte des aspirations du peuple et des collectivités territoriales décentralisées rurales. Et, c’est de transfert de compétence et d’impact sur le développement que parlent l’Agence française de développement (Afd) et le Programme national de développement participatif (Pndp). Un programme dont la phase en cours met en relief le développement de l’agriculture, la foresterie, la pêche et la préservation de l’environnement. Estimée à 13 milliards Fcfa dans sa première phase, le projet de développement rural soutenu par la coopération française entend allouer 36 milliards Fcfa. «Dans toutes les régions du monde, l’espace communal apparait de plus comme un cadre d’intervention pertinent pour le développement des zones rurales et de leurs activités économiques.».

Des raisons pour Abouem A Tchoyi d’indiquer que le préalable à cette ambition réside, «à priori» dans la mise en place des infrastructures. Un préalable auquel, l’ancien ministre de l’Administration territoriale associe une volonté «perceptible» des décideurs à décentraliser les pôles de développement vers les zones rurales. Expert en gouvernance locale, Abouem A Tchoyi soutient que «la concentration du développement dans les territoires ruraux permet de combattre l’exode rural et d’accélérer le développement national.» «Cette rencontre doit déboucher sur un effort de capitalisation et de communication pour un développement multiforme.» A la suite de l’ambassadeur de France au Cameroun, le gouverneur de la région du Littoral indique que l’avènement du sénat avec la tenue du scrutin du 14 avril dernier «est la manifestation de l’engagement du Cameroun et du président Paul Biya dans l’aboutissement du processus irréversible de décentralisation.» Un engagement que le représentant du ministre de l’Economie, de la planification et de l’aménagement du territoire justifie par la mise sur pied «de nombreux outils d’accompagnement initiés et soutenus par le gouvernement camerounais». Des raisons pour Joseph Beti Assomo de donner des gages du gouvernement dans la perspective de la mise en place des institutions permettant l’émergence du Cameroun.

Entre discours et promesses, l’ambassadeur de France au Cameroun pense que le débat démocratique est un gage au développement local. En clair, culture de la bonne gouvernance, révision des lois foncières et incitation fiscale en faveur des investisseurs constituent les préalables déterminants au projet d’émergence poursuivis par le Cameroun.

Joseph OLINGA N.

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