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Société Nationale de Raffinage: Arrestation manquée de Charles Metouck

La Meteo

Ecrit Par le 18 Jun 2012 Publié dans la categorie: Actualités, Opération épervier, Société


Vendredi dernier, alors que la circulation est fortement perturbée à Yaoundé du fait de la sortie du chef de l’Etat pour Memve’ele, où il doit procéder à la pose de la première pierre de la centrale hydroélectrique dans cette localité du Sud, une équipe d’éléments de la police judiciaire (PJ) s’ébranle discrètement de la ville pour Edéa. La veille, indiquent des sources introduites, cette institution avait «enfin!» précisent des indiscrétions reçu le feu vert du secrétariat général de la présidence de la République en vue d’interpeller le directeur général de la Société nationale de raffinage (Sonara), Charles Metouck. Quelques jours avant, la police avait été informée de ce que l’homme séjournait dans sa Sanaga Maritime natale.

Depuis de longs mois en effet, M. Metouck a maille à partir avec à la fois la PJ et le Contrôle supérieur de l’Etat (Consupe), dont les limiers soupçonnent une gestion au moins cafouilleuse de l’entreprise dont il a la charge depuis fin 2002. Mais ces derniers mois, il vaut mieux avoir affaire à la deuxième entité citée, malgré les lourdes sanctions pécuniaires infligées à des gestionnaires jugés imprudents qu’aux policiers. Avec la direction générale de la PJ, une convocation équivaut à un sursis, et une interpellation est synonyme de bouclage d’une enquête dont les données se sont avérées suffisantes pour l’entame de poursuites devant les tribunaux. C’est, souvent, une formalité avant la case parquet, qui elle-même est une étape avant la mise sous mandat de dépôt. Et donc un séjour en prison dont personne, aujourd’hui, ne peut indiquer la durée ni la date de sortie. Surtout avec la fameuse «Opération épervier»…

A Edéa, la mission de la PJ venue de Yaoundé prend langue avec des collègues locaux. Mais les nouvelles ne sont pas bonnes. L’oiseau, suivi depuis quelques jours, est certes dans sa cage. Mais on le dit assez sérieusement malade. Et donc alité. En d’autres termes, l’interpellation de Charles Metouck est ajournée. Et, pendant que certains invoquent une mise en scène, une simulation pour retarder une inéluctable interpellation policière, des sources dignes de foi font état d’un «maillage serré» autour de la proie, reclus depuis peu dans sa résidence à Ekité, sur l’embranchement menant à Dizangué.

Charles Metouck, sauf miracle, peut donc être considéré comme un «éperviable» en attente du couperet. Ce serait alors le début de la fin, pour un homme qui s’est discrètement mais vigoureusement débattu ces derniers mois, via son service de communication et quelques soutiens dans les médias. Pourtant, malgré les dénégations et autres tentatives visant à arrondir les angles, le Dg de la Sonara est dans le viseur de «I’Opération épervier» depuis au moins 03 ans. Dans l’espace, l’homme, en même temps qu’une nuée de collaborateurs, a été entendu de multiples fois par la police et le Consupe. Les faits qui semblent aujourd’hui à l’origine de ses malheurs sont presque les mêmes. Ils portent sur une présomption de détournement de 46 milliards de francs, en rapport avec les travaux d’agrandissement de la Sonara. Charles Metouck ou plutôt les siens parlent tantôt d’une «dénonciation calomnieuse», tantôt d’un «faux chèque estampillé Ccei Bank et selon toute vraisemblance antidaté», ou encore de fractionnement de marchés.

Charles Metouck

Sur la base des soupçons, une mission d’enquête du Consupe, commanditée par la présidence de la République, a séjourné à la Sonara pendant 06 mois. Le Dg et d’autres collaborateurs feront alors l’objet d’interrogations parfois musclées. L’épilogue, selon toute vraisemblance, est imminent.

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