Vendredi 23 octobre 2009
15h5 : Michel Zoah, ministre des Sports et de l’Education physique, arrive à l’aéroport international de Yaoundé-Nsimalen. Il est accueilli par Roger Milla, ambassadeur itinérant et ambassadeur de Coca-Cola pour l’opération du « Trophy Tour ». Le protocole est léger. A l’esplanade de l’aéroport, l’increvable Ngando Picket donne de la voix avec ses enfants. Installé dans un salon « V.I.P », le MINSEP est aussitôt rejoint par Guillaume Sarra, directeur général adjoint commercial des Brasseries du Cameroun et Iya Mohammed, président de la Fécafoot. « Avez-vous déjà les nouvelles de l’avion ? », demande le MINSEP à un cadre des ADC. « Oui, la Tour de contrôle vient de nous envoyer un premier message. L’avion n’est plus loin. Il sera là dans quelques minutes », rassure l’agent.
15h25 : L’avion est annoncé. Remue ménage général. Un gigantesque appareil aux couleurs de Coca-Cola, en provenance du Nigeria, s’immobilise sur le tarmac. La température monte d’un cran. Cameramen et photographes se bousculent. Personne ne veut rater la moindre image. Une hôtesse invite le MINSEP, les cadres des Brasseries présents et quelques représentants des médias à aller accueillir le trophée dans l’avion. La cérémonie dure quelques minutes. Le Cameroun constitue la 22e étape du trophée qui reste jalousement emballé dans une grosse mallette noire. La primeur est réservée au chef de l’Etat. Les « V.I.P » redescendent de l’avion pour prendre de nouveau place au salon. Les agents de sécurité du trophée au physique imposant, eux, s’installent dans un véhicule garé sur le tarmac. Le transbordement pour le Palais de l’unité est organisé.
16h10 : Le cortège s’ébranle vers le palais de l’Unité. Entre l’aéroport et Odza, pas grand monde. On se demande si les populations de la capitale boudent l’affaire. Quelques pas plus loin, les gens de Mvan donnent un démenti à l’impression du départ. Une marée humaine s’étire le long du trajet. La foule est consistante jusqu’à Tsinga. Les populations lancent de gros coups d’œil dans les voitures avec l’espoir de voir le trophée. Malheureusement, elles ne le verront pas. Après une trentaine de minutes, le trophée arrive au palais de l’Unité où il est présenté au chef de l’Etat (articles pages 2).
19h : le trophée s’installe à l’hôtel Hilton. Des fonctionnaires de police sélectionnés dans les principales unités d’élite, armes en bandoulière, prêtent main forte aux éléments de sécurité de la FIFA et de Coca-Cola. Depuis l’aéroport, le trophée bénéficie de conditions de sécurité maximale. On a l’impression que d’autres hommes sont venus grossir les effectifs.
20h30 : Le dîner de gala s’ouvre par un apéro au bord de la piscine. Les hôtesses, vêtues aux couleurs de Coca-Cola, mettent les invités aux petits soins. On reconnaît dans cette « salle de pas perdus » quelques anciennes gloires. Eugène Ekeké, Ndoumbé Léa sirotent un verre. Ah, un « fantôme » apparaît. Jules Nyongha, ancien coach des Lions, sourire aux lèvres, est sanglé dans un costume. Une hôtesse demande aux invités munis de cartons de rejoindre le restaurant où se déroule le dîner de gala. Aux alentours de 21h, « Monsieur le trophée » descend de l’ascenseur, escorté par une dizaine de policiers, pour le dîner. La mise en scène arrache des sourires à tout le monde. Après la soirée, le trophée rejoint sa chambre.
Samedi 24 octobre
9h : De sa chambre, le trophée regarde les trombes d’eau qui s’abattent sur la capitale. Le palais polyvalent des Sports a fait sa toilette pour accueillir l’hôte de marque. Dans une salle, les organisateurs ont pris place pour la conférence de presse. Le panel est composé d’André Siaka, DG des Brasseries du Cameroun, Emmanuel Maradas, représentant de la FIFA, Brahim Lahroui, directeur de Coca-Cola pour l’Afrique du Nord, centrale et de l’Ouest, Don Ayao Dussey, directeur marketing de Coca-Cola pour l’Afrique de l’Ouest (voir page) et de Yves-Alain Epangué, directeur des opérations de Coca-Cola pour l’Afrique centrale. L’échange avec les hommes de médias dure une heure et dix minutes. Au moment où cette séance de travail se referme, Michel Zoah effectue son entrée. Le MINSEP vient s’assurer que tout va bien.
10h : Le trophée arrive au palais des Sports où il est exposé dans une salle. Toutes les issues d’accès sont verrouillées. Honneur est fait aux journalistes, photographes et cameramen accrédités d’inaugurer l’exposition du trophée. Les hommes de média peuvent poser avec le trophée. La salle est ensuite ouverte à tous ceux qui désirent se filmer avec l’objet d’art tant convoité. Les choses sont bien organisées. Pas plus de 30 secondes à chaque visiteur qui repart avec un cadeau : une photo avec le trophée. La séance photos dure toute la journée. L’intérêt autour de l’exposition va crescendo. Vers 15h, la foule devient plus compacte. Les rangs s’étirent de part et d’autre de l’établissement. Le pic des audiences est enregistré vers 18h. Quelques minutes plus tard, l’organisation débordée par la demande, met fin aux visites pendant que se déroule au palais des Sports le match d’exhibition des anciens Lions, entrecoupé de prestations d’artistes.
19h : « Monsieur le trophée », toujours bien escorté, se retire dans ses appartements privés de l’hôtel Hilton pour un repos bien mérité. Il n’en ressortira que le lendemain matin pour l’aéroport de Nsimalen.
Dimanche 25 octobre
8h25 : Le trophée FIFA de la Coupe du monde arrive à Nsimalen. Quelques minutes plus tôt, Michel Zoah a dit au revoir à la délégation qui s’envole pour N’Djamena au Tchad, pays natal d’Emmanuel Maradas, son porte-parole. Le trophée est entré en Afrique centrale par le Cameroun qui donne rendez-vous à son hôte le 11 juillet 2010, jour de la finale de la Coupe du monde. Le Cameroun ne dit pas adieu mais au revoir au trophée qui a effectué un arrêt de 36h au Cameroun selon l’organisation, deux jours, selon les médias. Les diplomates, eux, parleraient d’une visite de 72h. Arrivé vendredi, l’hôte de marque n’est reparti que dimanche.
Brice MBEZE, Cameroon Tribune











