Le célèbre journaliste colombien présent en Afrique du Sud couvre sa cinquième Coupe du monde de football.
Le vert rouge et jaune passe pour des couleurs qu’il affectionne. L’homme est sans cesse attiré par tous les supporters qui arborent ces couleurs du drapeau camerounais, et n’hésite pas à venir vers eux, pour une séance de photos ou pour leur demander de lui parler du pays des Lions indomptables du Cameroun. Hugo Louis, journaliste colombien a passé un bon moment avec nous, et a tout de suite accepté notre proposition de visiter, en notre compagnie, la ville de Pretoria, mais à la condition que nous lui parlions du Cameroun. De son football. De Waka Waka.
En cet après midi du 18 juin, dans le quartier Chic de Menlyn dans la banlieue de Pretoria, Hugo Louis est intarissable de souvenirs sur la défaite de son pays, la Colombie, lors de la Coupe du monde 1990 en Italie. Il nous raconte combien Roger Milla est devenu une idole dans son pays et combien il rêve de le rencontrer. Hugo Louis est aussi attiré par ce qui fait une partie de l’actualité en ce moment, la chanson de la Coupe du monde. Il va nous demander de lui parler et de lui donner la signification de «Zamina mina eh eh Waka waka eh ehh», le refrain de la désormais célèbre chanson reprise par Shakira.
Shakira
Il est éblouit lorsque nous lui chantons la version originale de cette chanson, reprise en cœur par les nombreux supporters présents autour de nous. Sans gêne, il va enregistrer notre chant et promet de le diffuser dès son retour en Colombie, son pays mais aussi, nous dira t il, le pays de Shakira.
Parlant de la star planétaire, il ne s’arrêtera plus. Dans un espagnol fluide et audible, il nous racontera qu’il connaît la chanteuse depuis qu’elle a l’âge de douze ans. Qu’elle est née et a grandit dans la ville côtière et magnifique de Baranquilla, peuplée de plusieurs millions d’habitants, d’où elle partira pour sa grande aventure musicale à travers le monde.
Il se rappelle que Shakira était, dans son adolescence, réceptionniste dans une radio colombienne, et que cette radio fait partie du groupe de presse Olympico, dans lequel il travaille et qui comprend une radio et un organe de presse écrite. Il nous dit avoir très souvent eu des entretiens avec elle, après chaque voyage qu’il effectuait. Elle aimait lui présenter un nouveau morceau composé au retour de ses déplacements, et lui, écoutait sans grand intérêt, mais avec toute l’affection qu’il avait pour elle.
Virus musical
Des anecdotes, il y en aura encore, lorsqu’il parle de cette jeune fille qui aimait se balader avec une guitare et que personne ne prenait au sérieux. De son envie maladive de jouer devant les gens qui parfois ne l’écoutaient pas, mais dont la ferveur n’était jamais émoussée. Hugo Louis parlera aussi de l’époque pas trop lointaine où elle est devenue Dj dans la radio Tiempo, et de son goût pour la bonne musique, de sa voix devenue entre temps fluide et belle à entendre. Nous apprendrons aussi des prestations de Shakira dans le collège de son adolescence, prestations gratuites. Pour elle, il n’était pas question de payer pour l’écouter, le virus de la chanson étant ancré dans ses veines. D’où son petit nom, « El Papa », donné par les habitants du quartier.
Hugo Louis dit avoir été agréablement surpris par le choix de sa compatriote de composer l’hymne de la Coupe du monde avec une participation camerounaise, un peu comme marquée elle aussi par la prestation des Lions indomptables à la Coupe du monde 1990. Il espère pouvoir acheter l’original de la chanson des Golden Sound pour utiliser Waka Waka comme générique de ses émissions.
Mutations











