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Javier Clemente veut ressusciter le « Lions spirit »

Publié par Aug 31st, 2010 et classé dans Actualités, Sports. Suivre toutes les réponses pour cet article par le flux RSS 2.0. Les réponses sont actuellement fermées, mais vous pouvez effectuer un trackback depuis votre propre site.

Ceux qui s’attendaient à ce que l’arrivée du nouvel entraîneur et sélectionneur des Lions Indomptables s’accompagne de youyous et de flonflons comme ce fût le cas pour son prédécesseur Paul Le Guen ont certainement été déçus. Pour cette fois, on n’a pas eu besoin d’un comité d’organisation pléthorique pour accueillir le « sorcier blanc » à sa descente d’avion vendredi 27 août 2010 à l’aéroport international de Nsimalen. Encore moins d’une commission pour chercher les sponsors et autres annonceurs ; question de garantir une arrivée « mémorable » au technicien basque. Il n’en a rien été. Ayant retenu la leçon de juin 2009, le ministère des Sports et de l’éducation physique (Minsep) et la Fédération camerounaise de football (FECAFOOT) n’ont pas voulu faire de l’arrivée du nouveau coach une « fête populaire » pour retomber dans les mêmes travers. Par contre, c’est tout le gotha de la presse nationale et internationale qui a pris part à la 1ère conférence de presse de Javier Clemente depuis sa nomination à la tête des Lions Indomptables. On comprend pourquoi l’un des salons Bouma du Hilton réquisitionnée pour la circonstance était plein à craquer.
Face à des journalistes qui n’ont pas fini de panser les plaies de la déconfiture de leur équipe fanion au dernier Mondial sud-africain, François Omam Biyik, l’entraîneur adjoint n°1 et Javier Clemente ont dû affronter l’agressivité des hommes de médias. Plutôt détendu, Javier Clemente dont on attendait qu’il se fasse aider par un interprète s’est exprimé à la grande surprise de tous, dans un français qui faisait marrer ses interlocuteurs. Le nouveau coach a été interpellé entre autres sur le climat tendu qui règne dans la tanière et du sort des « exclus ».

Prenant les rênes d’une équipe nationale en panne de résultats, et gangrenée par des ego surdimensionnés de certains cadres, les journalistes ont voulu savoir si le sorcier blanc pourrait redonner à cette sélection sa véritable âme d’antan. Serein, Javier Clemente s’est dit au courant de la situation et a promis qu’il discutera avec les joueurs actuellement en sélection puis avec les joueurs concernés avant d’envisager leur probable retour au sein du groupe. « Je connais la situation. J’ai entendu parler des problèmes qu’il y a eu pendant la Coupe du monde. Je vais parler avec François (Omam Biyik Ndlr) et Songo’o ; puis discuter avec la fédération. Je compte également aller rencontrer Emana et Kameni à Barcelone, ensuite je me rendrai à Londres pour voir Alexandre Song. Je vais leur demander quel est le problème. S’ils me répondent qu’il n’y a aucun problème ça va (…) Je comprendrais», a-t-il répondu. Interrogé sur l’objectif majeur fixé par Clemente à savoir la Coupe d’Afrique des nations 2012 qui sera conjointement organisée au Gabon et en Guinée Équatoriale, le nouveau coach des Lions indomptables se refusant être un faiseur de miracles a répondu : « Je ne suis pas Dieu. Si les joueurs sont bons, logiquement, ils devraient gagner». En effet, pour Javier Clemente, la Can est un challenge qui interpelle aussi bien l’entraîneur, les joueurs, la fédération que le public… Il s’agit, explique-t-il, à chacune de ces entités d’apporter sa pierre pour l’édification d’une équipe nationale puissante, disciplinée et conquérante.

Samuel Eto’o et Clemente

Répondant à la question d’un confrère sur l’accusation de « raciste » dont il a fait l’objet au lendemain de sa nomination à la tête des Lions indomptables, Javier Clemente a laconiquement déclaré : « si j’étais raciste, je n’aurais jamais accepté de travailler pour le Cameroun ». Le nouveau coach a également été interpellé sur ses rapports taxés de tumultueux avec Samuel Eto’o Fils, capitaine de l’équipe nationale. Occasion opportune saisie par le coach pour dire sa part de vérité et profiter pour encenser le goléador camerounais. « Je n’ai jamais eu de problème avec Samuel Eto’o. L’incident que vous évoquez ne pouvait pas arriver puisque je n’ai jamais été son entraîneur en club. Eto’o a passé plusieurs années en Espagne. Il a joué au Real Madrid, à Majorque et à Barcelone. Pendant ce temps, j’entraînais d’autres clubs, ou l’équipe nationale d’Espagne. En plus, Samuel Eto’o est le plus grand joueur du monde. J’en connais très peu aussi talentueux que lui ».

Sans doute une façon de mettre du bémol à une histoire qui a longtemps fait jaser la presse et réitérer sa confiance à l’attaquant d’Inter Milan. D’ailleurs, « Eto’o va conserver son brassard de capitaine de l’équipe nationale. Après tout c’est quand même Eto’o. Sur le terrain même les arbitres vont le respecter et l’écouter à cause de sa personnalité et de son expérience. Je pense que c’est un bon interlocuteur », a déclaré Clemente tout souriant.

christian.tchapmi

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