La Fédération internationale de danses sportives (Idsf), suspend ses subventions à la Fédération camerounaise de danses sportives et assimilées (Fécadansa).
Un mot : « Décollage ». C’est ainsi que le président de la Fécadansa, Jonas Kemajou Syapze, a dévoilé le signe sous lequel son équipe et lui comptaient entamer l’olympiade 2009-2012. Les uns et les autres ont rêvé un moment. Depuis le 18 février 2009, c’est chose pratiquement impossible. La Fédération internationale de danses sportives, Idsf, sur laquelle la Fécadansa comptait, lui a retiré son soutien pour le développement des danses sportives au Cameroun. Dans une correspondance adressée par Marco Sietas, secrétaire général de l’Idsf, cette institution annonçait à la Fécadansa qu’elle ne pouvait pas concrétiser les promesses de soutien et d’investissement faites pour cette année 2009 à la fédération camerounaise de danses sportives. Notamment l’envoi d’un entraîneur international pour superviser le congrès de formation des juges et entraîneurs camerounais de danses sportives.
Cette décision fait suite à l’endettement de la Fécadansa auprès de cette institution. La correspondance de Marco Sietas dévoile que depuis 2007, la Fécadansa n’a pas payé ses cotisations internationales auprès de l’Idsf. L’an dernier, poursuit le Sg de l’Idsf, un moratoire a été accordé au Cameroun. Le président de la Fécadansa avait alors annoncé dans une de ses correspondances à l’instance internationale que la dette serait réglée. Jusqu’à présent : « Nous n’avons reçu aucun paiement », s’indigne Marco Sietas. Il souhaite également que la Fécadansa se mette à jour dans le paiement de ses cotisations annuelles de membres. Celles-ci sont d’environ 470 000 Fcfa par an.
L’on se souvient que lors du dernier conseil d’administration de la Fécadansa, le 17 janvier dernier, des regrets étaient déjà émis pour le non paiement des frais de membres auprès de l’instance internationale, depuis 2005. Cela avait déjà entraîné la rétrogradation de la Fécadansa du statut de membre de plein droit à celui de membre provisoire. Les dirigeants de la Fécadansa avaient pourtant inscrit le règlement de cette dette comme l’un des défis majeurs à atteindre. Ils espéraient alors qu’ils seraient soutenus par le ministère des Sports et de l’Education physique. Cela relèverait du miracle car la Fécadansa fait partie des fédérations lésées par le Minsep en terme de soutien financier, sauf quand il s’agit de faire venir des danseurs pour agrémenter des cérémonies et évènements sportifs. Ils ont été interrompus par l’Idsf, lasse de leur accorder à chaque fois des circonstances atténuantes. Cette situation, soutient Jonas Kemajou Syapze : « est de nature à compromettre gravement le développement des danses sportives au Cameroun et de déteindre sur le rayonnement des entraîneurs et des juges et sur la performance et le talent de nos danseurs. » Toutefois, il croit fermement pouvoir, une fois de plus, « convaincre la fédération internationale de notre bonne foi et de bénéficier de cet appui très stratégique pour notre fédération. »
Par Laure NGATSING TCHUENTE, Le Messager











