Réunis à N’Djamena, au Tchad, les 22 et 23 juillet, pour la douzième session du Conseil de la présidence de la Communauté des États sahélo-sahariens (CEN-SAD), les participants ont exprimé leur préoccupation quant à la prolifération du trafic d’armes et de drogues, des actes terroristes et des crimes transfrontaliers au sein de cet espace.
La CEN-SAD a appelé à conjuguer les efforts et garantir les conditions nécessaires pour lutter contre l’insécurité et les conflits artificiels. À l’unanimité, l’urgence « d’Å“uvrer de concert pour faire face aux défis de désertification, de sécheresse, des crises alimentaires, des changements climatiques et environnementaux, la pauvreté extrême, les maladies, les déficits d’infrastructure et les crises énergétiques » a été reconnue.
Sur le plan politique, le Conseil de la présidence de la CEN-SAD a souligné « son rejet des deux décisions injustement rendues par la Cour pénale internationale à l’encontre du président soudanais », et s’est par ailleurs félicité de la normalisation des relations entre le Tchad et le Soudan. Le conseil s’est dit prêt à apporter son soutien au processus de paix de Doha, au Qatar, relatif aux négociations de paix au Darfour, à l’ouest du Soudan.
Il a aussi été décidé de la mise en place d’une commission ministérielle restreinte chargée de revoir les structures du groupement, l’adoption de documents techniques relatifs aux jeux de la CEN-SAD, et la création de la session CEN-SAD de sport militaire.
Noël Ndong











