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Trois ministres accusés de séquestration. Michel Thierry Atangana traîne Amadou Ali, Mebe Ngo’o et Laurent Esso devant la Justice française

Le Messager

Ecrit Par le 20 Jan 2014 Publié dans la categorie: Actualités, Politique, Société


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Le fait est inédit. Trois hauts commis de l’Etat du Cameroun, et ministres de la République occupant actuellement pour la plupart des postes sensibles sont appelés à comparaitre dans les prochaines semaines devant la justice française. Michel Thierry Atangana, Franco-camerounais condamné récemment à 20 ans de prison pour détournement de fonds dans le cadre de ce qu’on appelle affaire Titus Edzoa a décidé de citer devant une juridiction française l’actuel vice-Premier ministre, ministre délégué à la présidence de la République chargé des Relations avec les assemblées, Amadou Ali, l’actuel ministre délégué à la présidence chargé de la Défense Edgar Alain Mebe Ngo’o et le ministre d’Etat, ministre de la Justice, Garde des Sceaux, Laurent Esso. Par le canal de ses conseils français et camerounais, Michel Thierry Atangana qui a déjà passé 17 ans en prison dans le cadre de cette affaire Titus Edzoa, du nom de l’ancien secrétaire général de la présidence de la République dont il était autrefois assez proche, accuse les trois ministres de la République de séquestration. Michel Thierry Atangana et ses avocats sont en effet convaincus que le trio Amadou Ali, Edgar Alain Mebe Ngo’o, et Laurent Esso est responsable de son maintien dans les liens de la détention ici au Cameroun de l’ancien. Aussi a-t-il décidé de saisir la justice française en citant les trois membres du gouvernement en justice.

Pressions françaises

On se souvient qu’à chaque fois que François Hollande a évoqué l’affaire Michel Thierry Atangana, c’était pour exiger aux autorités camerounaises concernées par ce dossier la libération de son compatriote. Estimant ainsi que ce dernier qui a passé à ce jour plus de 17 ans en prison en compagnie de son mentor le Pr Titus Edzoa, a considérablement payé sa dette vis-à-vis de la société camerounaise. Et qu’une nouvelle condamnation relève en quelque sorte d’un règlement de compte politique. Pour sa part, Paul Biya le président du Cameroun a publiquement toujours voulu garder ses distances vis-à-vis de cette affaire. Evoquant devant les médias français lors d’une visite officielle en France le cas de Michel Thierry Atangana, le président Biya a affirmé ne pas le connaître personnellement. Et que par conséquent ce dernier ne saurait être son ennemi politique. Paul Biya avait alors assuré les médias français vouloir laisser la procédure se poursuivre pour ne pas interférer dans le travail du pouvoir judiciaire.

Il se trouve que récemment, la Cour suprême du Cameroun a décidé d’infliger 20 autres années de prison ferme aux principaux protagonistes de l’affaire Edzoa, dont Michel Thierry Atangana. Suffisant pour créer l’ire de ce dernier et de ses conseils, au point de les pousser à faire feu de tout bois. Sauf que, trois principales cibles ont été identifiées. Il s’agit de Amadou Ali ancien ministre de la Justice, Laurent Esso actuel ministre de la Justice, et Edgar Alain Mebe Ngo’o, actuel ministre de la Défense. Au moment où tout le sérail politique camerounais est suspendu au bon vouloir de Paul Biya qui devrait signer le décret portant formation d’un nouveau gouvernement, la plainte de Michel Thierry Atangana fait davantage jaser.

Plainte sélective?

L’autre débat que suscite la plainte de Michel Thierry Atangana tourne autour du choix des hommes à poursuivre dans cette accusation de séquestration. Si l’on peut comprendre que l’ancien directeur du Copisur veuille poursuivre ses «tortionnaires» en citant notamment l’ancien ministre de la Défense, ancien Garde des sceaux, Amadou Ali, et les actuels ministres de la Défense et son homologue de la Justice, beaucoup d’observateurs avertis s’étonnent que certains acteurs ou anciens acteurs de son embastillement au Sed ne soient pas cités.

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