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Une plainte contre le Cameroun pour coupure de la connexion Internet dans le Nord-Ouest et le Sud-Ouest

AfricaPresse.com

Ecrit Par le 2 Feb 2018 Publié dans la categorie: Actualités, Politique, Société


internet

Le Réseau des défenseurs des droits humains en Afrique centrale, les organisations non gouvernementales Access Now et Internet sans frontières ont saisi le Conseil constitutionnel afin d’obliger le gouvernement camerounais à rétablir Internet dans cette zone.
Ramener Internet au Cameroun anglophone. Voilà l’intention qu’affichent le Réseau des défenseurs des droits humains en Afrique centrale, les organisations non gouvernementales Acces Now et Internet sans frontières. Pour ce faire, les trois alliés ont décodé de traîner l’Etat du Cameroun en justice. « Le Cameroun est devenu le premier État à être traîné devant les tribunaux pour une coupure d’Internet. Une plainte a été déposée devant le Conseil constitutionnel camerounais, le 15 janvier, pour forcer le gouvernement à rétablir le Net dans deux régions anglophones, dans le nord-ouest et le sud-ouest du pays. Elles sont coupées du monde numérique ou bénéficient d’un accès plus que limité depuis début octobre 2017. Une précédente coupure avait déjà eu lieu de janvier à avril 2017 », a indiqué un article publié le 31 janvier 2018 sur le site Internet de la télévision internationale française France 24.

Il est question de faire condamner le pouvoir de Yaoundé « pour atteinte, entre autres, à la liberté d’expression ou encore au libre accès à l’information ». Citant les « plaignants », nos confrères écrivent que les dommages causés par 235 jours sans Internet ou presque se comptent aussi en millions de dollars. Internet sans frontières estime à 39 millions de dollars les pertes pour l’économie camerounaise. Des dommages de divers ordres qu’une responsable d’Access Now décrit ainsi : « nous avons recueilli des témoignages d’habitants qui, privés d’Internet, n’ont pas pu contacter leur médecin, alors qu’ils avaient besoin de soins, et aussi des médecins qui avaient pris l’habitude de s’entraider sur WhatsApp et ne peuvent plus le faire ».

Selon cette responsable le but de la plainte est de « créer un précédent ». « Elle veut croire que ce n’est qu’une première pierre à un édifice judiciaire encore à construire contre les États qui utilisent les coupures d’Internet comme des armes politiques », expliquent le site Internet France 24.

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