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Voici comment Paul Biya dilapide l’argent des camerounais à genève

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Ecrit Par le 7 Jun 2013 Publié dans la categorie: A La Une, Actualités, Opération épervier, Société


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Véhicules de luxe, limousines, hélicoptères, le restaurant de l’hôtel Intercontinental qui ne désemplit pas à toute heure…Lorsque Paul Biya débarque dans la confédération helvétique, sans oublier sa suite  pléthorique, ils  passent la plupart de leur temps dans le très chic hôtel Intercontinental de Genève. C’est dans une luxueuse suite du 6ème étage, que “l’homme lion” du Cameroun a ses habitudes. Une suite, qui, selon nos informations disponible d’ailleurs sur le site Internet de l’hôtel Intercontinental coûte la somme décomptée de 152.500 € par mois, et ce même si le président camerounais ne met pas les pieds à l’hôtel !

Un chiffre difficilement acceptable et au-delà du scandaleux quand on le compare au salaire moyen camerounais qui s’élève à 80 euros par mois. Il faudrait donc la bagatelle de 158 années de travail au camerounais moyen pour pouvoir se payer le privilège de passer un mois dans la peau de Paul Biya lors de ses escapades genevoises !

Dans cet hôtel, la nuitée la plus abordable coûte environ 915€ (11 mois de salaire moyen au Cameroun). Et ils y sont restés depuis le 26 mai dernier jusqu’à ce jour. Le tout bien évidemment au frais du contribuable camerounais. En y ajoutant les frais de transport et de nutrition, le quotidien camerounais estime à près de 1 525 000 €  de dépenses effectués par Paul Biya et sa suite en un mois par exemple de séjour passé en Suisse, soit l’équivalent de 19 062 fois le salaire mensuel moyen camerounais ou de 1588 années de travail au salaire moyen !

Le président Paul Biya semble n’avoir pas tiré les leçons de la controverse que son voyage de la Baule en France avait suscité en juillet 2009. En effet, le chef d’Etat camerounais, qui était en visite officielle en France afin de rencontrer Nicolas Sarkozy, s’était autorisé quelques vacances dans la cité balnéaire. A la tête d’une délégation de près de 50 personnes, ils avaient séjourné dans deux luxueux  hôtels: L’Hermitage et Le Royal. Coût total du séjour: 900 000€. L’affaire qui avait fait grand bruit auprès des ONG et de la communauté internationale avait été révélée par un journaliste de Radio Fidélité, correspondant également pour Radio Vatican.

Lors de son discours d’investiture prononcé le 3 novembre 2011 à l’Assemblée nationale de son pays, Paul Biya avait placé son nouveau septennat sur le signe des “grandes réalisations”.  En dilapidant autant d’argent pour des escapades en Suisse et ailleurs, il aura certainement du mal à parvenir à mettre en route ces grandes réalisations dont le peuple camerounais entend à longueur de journée dans les médias à capitaux publics du pays.

Un absentéiste aux rendez-vous internationaux

L’absentéisme de Paul Biya aux rendez-vous africains et internationaux est palpable. Sassou Nguesso accueilli à l’époque à l’aéroport de Nsimalen interpellait il y a quelques temps le président Biya : « Alors content, le monsieur qui ne va jamais chez les autres ? » Sans attendre la réaction de son mari, Chantal, coupe court et rassure le président congolais : « la prochaine fois, nous allons venir à ta fête, c’est promis !»

Depuis son accession au pouvoir, les sommets africains se font sans Paul Biya. Que ce soit l’Union africaine, la Cemac, ou les forums liés aux questions internationales. Quand il s’en souvient, le président délègue souvent le Premier ministre ou un ministre ordinaire. Mais par contre, souligne un proche du cabinet, « il adore se rendre en visite ou séjour privé en France, ou en Suisse à Genève précisément où il a ses quartiers ».

De quoi expliquer la colère des activistes qui se rendent de temps en temps à Genève pour protester contre Paul Biya et dont certains n’hésitent pas à pénétrer dans l’Hôtel Intercontinental, le 19 janvier dernier, lors d’une tentative désespérée pour «déloger le dictateur par la force ». « Nous avons expliqué au personnel et aux dirigeants de cet hôtel que l’argent que Biya et ses amis dépensent dans cet hôtel appartient au peuple Camerounais», tonnaient en chœur quatre activistes Camerounais qui ont pu pénétrer à l’intérieur de l’établissement avant d’être stoppés par des policiers suisses. Ils avaient juré qu’ils le « traqueront partout où il ira gaspiller l’argent des Camerounais ».

Tout récemment, les Camerounais de la diaspora avaient décidé d’interpeller les dirigeants de l’hôtel Intercontinental à travers des milliers de coups de fils anonymes. l’on apprend que les dirigeants de cet hôtel ont pu changer les numéros de téléphone de la réception, privilégiant désormais les réservations des chambres d’hôtel par internet.

Outre les visites à ses enfants, que vient-il faire ici? Pour l’ambassadeur Léonard Henri Bindzi, “le président aime tout simplement la Suisse, il en partage les valeurs de rigueur et de précision” affirmait-il, il y a de cela quelques mois à un confrère helvétique.

Là où le bât blesse, c’est que ces centaines de millions de FCfa sont gaspillés au moment où des Camerounais vivent avec moins de 500 FCfa par jour, au moment où ils éprouvent d’énormes difficultés pour envoyer leurs enfants à l’école, au moment où des milliers de Camerounais meurent quotidiennement de paludisme faute de médicament

Les griots de Monsieur Paul Biya entonnent leur refrain favori pour excuser la folie des grandeurs d’un homme qui, en 31 ans de règne a fait du Cameroun l’un des pays les plus pauvres de la planète. Paul Biya est devenu une véritable bombe à retardement pour son propre pays.

La logique aurait voulu qu’on parle des accidents et de l’insécurité galopants qui règnent au Cameroun en ce moment. Beaucoup de morts sur les routes, rails  à la veille de la rentrée scolaire : les morts de la misère, de la débrouillardise, de la paupérisation. Dommage, les thuriféraires de Paul Biya s’entêtent à se constituer avocat pour défendre une cause criminelle dont les frasques sont diffusées dans le monde entier.

Face à des situations surréalistes que vivent les Camerounais, il est normal que des citoyens d’un État dit de droit par ses dirigeants expriment leur indignation.

© Micheline Messi

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