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Yaoundé: Des débits de boissons fermés en cascade. Ces établissements seraient suspendus pour nuisances sonores

Le Jour Publié par + May 11th, 2012 et classé dans Faits Divers, Société. Suivre toutes les réponses pour cet article par le flux RSS 2.0. Vous pouvez laisser une réponse via le formulaire ci-dessous ou par un trackback de cet article sur votre site



31 bars ont déjà été suspendus d’activité depuis le mois de mars 2012 dans l’arrondissement de Yaoundé 4, contre une vingtaine à Yaoundé 5. «Et ce n’est pas encore fini», prévient le sous-préfet de Yaoundé 4, Yampen Ousmanou. Il s’agit, selon lui, d’une mesure préventive visant à ramener à l’ordre les tenanciers de ces établissements commerciaux. «Nos services sont inondés de requêtes des populations riveraines, en raison des nuisances sonores caractérisées. Ces établissements ont, pour la plupart, des chambres de passe. Et le matin, on retrouve des préservatifs usés trainant à la portée des enfants», se plaint-il. A Yaoundé 5, l’adjoint au sous-préfet, Issah Temgbet, égraine le chapelet de griefs faits aux bars sanctionnés: tapage nocturne caractérisé, non respect des heures réglementaires de fermeture, trouble de voisinage, occupation intempestive de la voie publique et de ses accotements.

Les suspensions opérées font suite aux instructions du préfet du Mfoundi, Jean Claude Tsila. Les arrondissements de Yaoundé 4 et 5 sont les plus touchés par les suspensions. Plusieurs snacks bars ont été fermés à Kondengui, Nkolndongo, Ekié, Ekounou et Essos. C’est le cas par exemple du célèbre cabaret «Carrousel» et d’autres bistrots, à l’instar de «Cheraton», «Inter Force Téléchargement», «Le printemps», «Le Phoenix», «Visa», «Terminus Plus», «Akapulco», «Tour Eiffel», «Alysée» et «90 degré». Les sanctions courent sur une période allant d’un à six mois, selon les cas. Et si les autorités observent des récidives une fois la sanction levée, elles procèdent à la fermeture définitive de l’établissement incriminé.

Assainissement

«Cette action a eu pour effet de ramener le calme et participe à la lutte contre l’insécurité, car les débits de boissons constituent parfois des repaires pour les bandits», indique Issah Temgbet. Selon le décret no 90/1483 du 09 novembre 1990 fixant les conditions et les modalités d’exploitation des débits de boissons, le titre de licence n’autorise pas son titulaire à transformer son débit de boissons en dancing, discothèque, salle de jeux, ou en cabaret. Ces activités obéissent à une autre réglementation. Les bars sont aussi sujets à des horaires bien précis : 6h-21h, pour les ventes à emporter des boissons hygiéniques, 6h-00h pour les ventes à consommer sur place. «Tout ce que nous demandons aux propriétaires c’est d’insonoriser leurs établissements et de respecter la réglementation en vigueur. Nous avons tenu à réprimander les bars les plus influents afin de dissuader les autres», relève Yampen Ousmanou.

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